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Comment je rédige mes romans ?

Maintenant que la saga (hm duologie..) du Dernier Descendant est terminée, je me lance dans l’écriture d’un nouveau roman. Et cette fois, j’ai décidé de vous expliquer comment je m’y prends pour planifier et rédiger une histoire. 

 

L’écriture de mes deux premiers romans m’a appris beaucoup de choses. Que ce soit à cause de mes erreurs de scénarios (qui m’ont forcée à réécrire de nombreux chapitres *facepalm*) ou tout simplement en discutant avec d’autres auteurs et en comparant nos façons de procéder. 

Il n’y a pas une seule manière de planifier la rédaction d’un roman, ça je le savais déjà. Mais ma petite expérience m’a montré comment il fallait que *moi* je procède pour préparer effacement l’écriture. Et, je le précise tout de suite, je ne vais me lancer dans l’explication des différents types de planification pour le moment (peut-être que je le ferai par la suite). Non, aujourd’hui, je vais juste parler de ce que je fais et qui est un peu un mélange de différentes techniques…

 

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Photo de Mateusz Dach sur Pexels.com

Tout commence par…

Je trouve difficile de définir exactement comment me viennent les idées d’une histoire. Je pense que c’est quelque chose qui se construit au fil du temps dans ma tête, élément par élément. Souvent, ça commence par un sentiment ou une situation que j’ai envie de développer et de partager. Par exemple, pour le Dernier Descendant, ce que je voulais c’était de pousser mes personnages dans leurs derniers retranchements et montrer une certaine résilience. Je voulais aussi, avec le personnage de Caelan, illustrer le passage à l’âge adulte. Ce que j’estime être le vrai âge adulte, celui où on apprend à accepter des choses qui nous paraissent impossibles et à prendre nos responsabilités. Dans ma tête, il fallait que chacun de mes personnages suive un parcours, démontre une évolution. C’était ça que j’avais envie de mettre en avant. Est-ce que j’y suis arrivée ? C’est à mes lecteurs de répondre à cette question 🙂

Tout le reste de l’histoire est venue par gros morceaux, et au départ, juste dans ma tête. Cette étape de réflexion me prend très longtemps. À ce moment-là, je pense tous les jours à mon histoire, elle m’obsède presque. Dès que j’ai une minute de libre, j’essaie de l’élaborer un peu plus.

Avec le Dernier Descendant, j’ai d’abord imaginé Caelan et Halden, tous les deux sont presque arrivés en même temps. Puis Kieron, qui était là pour épauler Caelan et l’accompagner dans son évolution. Ensuite Malène, qui me servait un petit peu de guide ou de modèle de résilience, à la fois pour Caelan et pour Kieron. Duncan s’est imposé peu après.

Au départ, mon histoire ne tournait qu’autour de ses cinq personnages, et en particulier autour de Caelan. Ce n’est qu’après, en commençant la rédaction, que je les ai vus tous se développer.

Tous les autres se sont imposés plus tard, quand j’étais dans la première écriture du tome 1.

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Photo de Tirachard Kumtanom sur Pexels.com

Quand les idées sont là

Une fois l’idée globale et la trame en tête, il est temps de passer à ce que j’appelle le plan, qui n’en est pas vraiment un. Ce que je fais, c’est que j’écris une sorte de synopsis qui m’aide à structurer l’histoire et vérifier si elle me semble assez intéressante et cohérente. Je ne passe pas beaucoup de temps à l’écrire, puisque la phase de réflexion, dans ma tête, (et qui est donc très longue) a fait le gros du travail.

Je mets aussi sur papier mes personnages, avec une fiche. Ça me permet d’éviter d’oublier des détails et d’écrire des bêtises par la suite.

Comme vous le voyez, je ne planifie pas le roman par chapitre ou par scène. Je jette juste les bases, les grosses péripéties, l’idée générale de ce que j’aimerais faire.

Le premier jet

Ensuite j’écris, tout simplement. Et c’est là que les choses changent beaucoup. Je me retrouve toujours avec des personnages qui agissent un peu (ou très) différemment de ce que j’avais en tête. Il se passe alors des choses étranges, je pars en hors-piste avec eux et on voit ce que ça donne. C’est un travail un peu ingrat, parce que le résultat n’est pas toujours bon, et je dois donc repartir en arrière, réécrire des scènes ou même des chapitres entiers.

Mais on teste des choses et petit à petit, j’arrive à quelque chose qui a été à la fois guidé par la psychologie des personnages et que je trouve satisfaisant à lire.

Pour vous donner une idée, la première version du tome 1 du Dernier Descendant était mignonne, mais bien moins intéressante et recherchée que celle que j’ai finalement publiée. Le message que je voulais faire passer n’était pas là, c’était juste une histoire avec des personnages un peu creux. Il m’a fallu retourner en arrière, réfléchir, et écouter ce que chaque personnage voulait/pouvait faire pour que l’histoire devienne ce qu’elle est aujourd’hui.

C’est aussi dans cette phase que d’autres personnages ont rejoint l’aventure, dans l’ordre : Helen, Gavinn, Kenrick, Dena, Lyle et Faolan.

 

person holding pen near macbook pro

Photo de rawpixel.com sur Pexels.com

Les réécritures (oui, au pluriel !)

Peut-être que c’est à cause des quatre points de vue que j’ai voulu utiliser, ou alors parce que mes deux romans sont assez longs, mais j’ai dû effectuer plusieurs réécritures. D’abord pour améliorer l’histoire, comme je le disais plus tôt. Puis, pour corriger des incohérences ou des choses qui n’allaient plus dans le scénario.

Enfin, il a fallu que j’apprenne à soigner un peu mes phrases, à améliorer les descriptions et à virer le maximum de répétitions (même si ce travail se poursuit dans la phase de correction).

J’ai aussi voulu soigner le plus possible les réactions et la psychologie des personnages. J’avais envie que certaines scènes fassent échos à d’autres, que les lecteurs voient des liens ou puissent prédire des événements avec de petits indices subtils… Je sais que ça a fonctionné en partie (d’après les retours que j’ai eus), et j’aimerais continuer à travailler comme ça mes futurs romans.

Cette phase est pour moi de loin la plus longue. Avec le Dernier Descendant, j’ai passé plus de deux ans à revoir tout ça. Bon, il faut aussi savoir que j’ai un travail à côté et une vie de famille, je ne fais pas ça à temps plein !

Eh voilà, vous savez tout sur ma façon de faire. Quant à la correction, j’ai déjà écrit un article à ce sujet, mais je compte y revenir encore un peu plus tard. Et vous, comment vous y prenez-vous pour démarrer un roman ?

 

 

 

 

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