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Pourquoi le Canada ?

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Pourquoi s’expatrier ?

On nous pose souvent la question avec étonnement, ici en Alberta, quand on explique aux gens qu’on vient de France, et plus particulièrement du sud de la France. Les gens sont toujours surpris d’apprendre qu’on a fait le choix de quitter un environnement si plaisant pour s’expatrier très loin, dans ce coin du Canada.

Alors pourquoi ? Pourquoi avons-nous quitté notre région, nos familles et nos amis pour venir ici ? Pour le comprendre, il faut repartir dix ans plus tôt, quand on était encore étudiants à l’université de Nice…

La fin de nos études approchaient, et on tournait un peu en rond. On savait déjà ce qu’on ne voulait pas : travailler pour l’éducation nationale ! Mais on ne savait pas exactement ce qu’on voulait. Une chose était sûre, il fallait que l’on s’expatrie. Mais comment ? Et où ? On ne le savait pas encore.

La possibilité de partir au Canada

L’opportunité s’est présentée d’elle-même un jour, quand une de nos profs d’université nous a parlé de postes de lecteurs dans plusieurs universités à l’étranger. Nous avions plusieurs choix et à l’époque, on a postulé un peu partout : en Angleterre, en Écosse et au Canada. Finalement, c’est au Canada, à Windsor en Ontario, que j’ai été prise. Quand la nouvelle est arrivée, il ne nous restait plus que deux mois avant le départ ! Il fallait se dépêcher de faire les papiers et… partir vers l’inconnu.

À la base, on ne devait rester qu’un an à Windsor. Même un peu moins… Environ 8 mois. Mais à peine quelques semaines après notre arrivée, pour nous tout était clair : on devait tout faire pour rester. La vie là-bas était comme on l’avait imaginée, voire mieux encore. Les gens sont tellement agréables à Windsor, et on avait un joli appartement au premier étage d’une maison, avec un jardin. On vivait à deux pas de la rivière Detroit et de la belle promenade du bord de rivière. Grâce à mes collègues de l’université (que je ne remercierais jamais assez), on a appris qu’il existait une formation à l’enseignement en 8 mois avec l’université d’Ottawa. Cette formation était faite pour les gens comme nous, des jeunes déjà diplômés qui voulait simplement se former à l’enseignement.

 

En avril de notre première année, nous étions donc inscrits pour commencer notre programme en septembre 2010. Peu de temps après, je signais un nouveau contrat de lectrice avec l’université de Windsor. Je pouvais facilement étudier et donner mes cours de lectrices, puisqu’ils avaient lieu en fin de journée.

Un parcours semé d’embûches

Les deux années suivantes ont été… difficiles. Entre les soucis de permis de travail (pour les renouveler, c’était tout une histoire) et les soucis financiers (quand on a le droit de ne travailler que quelques heures par semaine, on a vraiment pas de quoi vivre…), on a bien galéré ! Et une fois nos diplômes en poche, notre statut d’immigrés temporaires (puisqu’on avait pas encore la résidence permanente) ne nous ont pas permis d’obtenir un contrat d’enseignant en Ontario. Dans cette province, il n’y pas forcément de pénurie d’enseignants, donc pourquoi prendre le risque d’engager un enseignant avec un permis de travail temporaire ?

Pour trouver du travail, il a fallu repartir. Partir dans une province où le besoin d’enseignants francophones était grand. Cette province, c’était l’Alberta ! Et plus précisément, une petite ville du sud de la province… C’est ici que nous avons trouvé un emploi dans une super école et dans une petite ville très agréable. Bien sûr, il fait très froid l’hiver, et bien sûr, les hivers sont longs. Mais le printemps, il fait un temps magnifique, les étés sont très chauds et à l’automne, les arbres prennent de belles couleurs.

Carte du Canada

C’est comment le sud de l’Alberta ?

Parce que ce n’est pas du tout ce que vous imaginez ! On est très loin des images de cartes postales, des grandes et belles forêts canadiennes et des lacs turquoises. Ici, dans le sud, on est dans les Badlands. C’est à dire, les mauvaises terres, les terres à la base arides, désertiques. Il n’y a aucune forêt naturelle dans le coin. On a de très beaux parcs en ville et un lac artificielle à 15mn du centre ville, mais sinon, c’est comme ça :

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Voilà, désertique, aride, lunaire. Ce sont les Badlands.

Et notre ville à nous, elle est pourtant très verte et fleurie, grâce à ses nombreux parcs. L’été, on peut même aller se baigner à la plage, celle du lac artificiel.

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Bon après… On est pas si loin des paysages de cartes postales non plus ! Les montagnes rocheuses sont seulement à 300km de chez nous. Et là, accrochez-vous bien parce que c’est magnifique !

 

Et voilà, comment on a atterri au Canada

Une envie de changement, l’idée qu’on pouvait espérer mieux ailleurs et le courage (parce qu’il en faut !) de tout quitter. Au fil des années, il a fallu s’adapter. On a essayé de le faire au mieux.

 

Je pense qu’on peut dire qu’on a réussi notre pari. 10 ans après, on y est toujours. On est bien installé dans une jolie petite maison, on aime notre boulot et on a la chance d’élever notre petit canadien dans un ville tranquille, multiculturelle et familiale. Que demander de plus ? Des hivers moins longs, du fromage français à volonté, du bon pain, de la charcuterie et des pâtisseries françaises, et des vols Calgary-Nice directs et pas chers (voilà ma liste pour le père noël!)

 

Sunrise

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