Aller au contenu principal

Mon aventure dans l’auto-édition

Running-banner_v1_728x90

Dans cet article, vous trouverez : mon histoire dans l’auto-édition, des liens des auteurs auto-édités qui m’ont inspirée, les liens des plateformes que j’utilise pour la publication de mes romans (KDP – la plateforme où j’achète mes couvertures), et des noms d’autres auteurs auto-édités que je suis. 

Depuis quand j’écris ?

Mon parcours dans l’écriture commence très tôt. Au collège, je me souviens avoir écrit mes premières histoires sous forme de nouvelles, et des poèmes. J’ai l’impression qu’écrire a toujours été naturel pour moi. Mon seul problème a souvent été de me canaliser dans un seul projet et d’arrêter de m’éparpiller dans toutes les directions. C’est après le lycée que j’ai vraiment commencé à me concentrer sur certaines histoires. À cette époque, j’écrivais juste pour moi, sans oser imaginer être lue un jour. Être lue ne me traversait même pas l’esprit. Je voulais simplement écrire pour m’évader, pour échapper au stress de l’université et pour me libérer de certaines blessures.

Le projet du Dernier Descendant date de cette période. J’ai commencé à réfléchir à cette histoire quand j’étais en 3eme année de licence, à l’université de Nice-Sophia. J’y étudiais l’anglais (licence LCE) et je lisais beaucoup, surtout en anglais. Je pense que toutes ces lectures anglophones ont eu une influence sur mon histoire. Que ce soit les lectures de romans historiques (comme ceux de Ken Follett) ou les romans fantastiques et sombres d’Anne Rice, ils m’ont tous marquée à leur façon.

Au départ, mes idées concernant le Dernier Descendant étaient un peu floues. J’ai mis du temps à poser les bases du roman. J’ai longtemps tâtonné avant de trouver la piste que je voulais suivre. Je suis passée d’une trame à une autre. J’ai hésité sur la psychologie de mes personnages et sur ce que je voulais faire partager. Avec le temps, mes idées ont muri et mon envie de faire partager mon roman s’est réveillé.

À la fin de la première écriture du Dernier Descendant, je l’ai partagé à mes proches et à quelques amis. Les retours positifs m’ont beaucoup encouragée, mais je n’étais pas complètement satisfaite. J’avais le sentiment de ne pas avoir tout à fait écrit l’histoire que je voulais. Je me suis donc lancée dans une réécriture du roman en entier. À la fin de ma réécriture : même constat, je n’étais pas satisfaite. J’ai réécrit ce roman entièrement quatre fois. Par la suite, j’ai continué à réécrire plusieurs chapitres, à ajouter des personnages et à développer des pistes supplémentaires.

Finalement, en 2016, je me suis sentie prête à envoyer mon roman en maison d’édition.

L’échec de l’édition en maison d’édition

Eh oui. On peut en effet parler d’échec. Avant d’envoyer mon manuscrit, je m’étais pourtant bien renseignée sur différents blogs, forums, et sur les réseaux sociaux. Je pensais avoir bien isolé les maisons d’édition que pourraient être intéressées par mon manuscrit, mais je partais avec plusieurs handicaps.

  • Mon roman est trop long. Il contient environ 125000 mots. C’est un sacré petit pavé. Pour une jeune auteure, c’est apparemment un gros risque à prendre de la part des maisons d’édition.
  • Le genre « Fantasy » est difficile à faire publier en France. Je ne sais pas à quel point c’est vrai, puisque je vois de nombreux auteurs se faire publier sur les réseaux. Mais plusieurs personnes m’ont dit que les grosses maisons d’édition ne publiaient que très peu d’auteurs français dans la catégorie Fantasy. Au niveau des plus petites maisons, elles publient visiblement un petit nombre d’auteurs par ans et reçoivent des tonnes de manuscrits.
  • Mon roman s’inscrit dans une série/saga. C’est encore une fois un risque à prendre pour les maisons d’édition. Le tome 1 se vendra-t-il bien ? Pourront-ils publier le tome 2 ?

Je n’ai jamais reçu de réponse positive à tous mes envois. Plus le temps passait et plus je me sentais découragée. Je remettais en question sérieusement la qualité de mon roman, et sans le soutien de mes proches, j’aurais pu tout abandonner.

Pourquoi l’auto-édition ?

Et puis un jour, mon chemin a croisé celui de l’auto-édition grâce à une série de romans que j’ai adorée et dévorée en moins d’un mois. Cette série, c’est celle de Kylie Ravera, La tentation de la pseudo-réciproque. Si vous ne connaissez pas cette auteure, vous pouvez vous jeter sur ses romans les yeux fermés. Un jour, j’écrirai un article plus détaillé à son sujet parce qu’elle mérite un petit coup de pub ! Je ne la connais pas personnellement, mais en voyant la qualité de son travail et en lisant son parcours dans l’auto-édition, j’ai eu envie de me lancer à mon tour. Récemment, j’ai aussi rencontré Isabelle Morot-Sir, une auteure auto-éditée qui est un peu un modèle de réussite pour moi. Je la remercie d’ailleurs de m’avoir donné des conseils en tant qu’auteure aussi expatriée.

Cette rencontre littéraire a été le point de départ d’une longue recherche et de beaucoup de questions par rapport à l’auto-édition. Je me suis renseignée, j’ai lu, j’ai testé différentes plateformes pour finalement arriver à celle d’Amazon CreateSpace (maintenant KDP).

L’auto-édition est alors apparue comme une évidence. Malgré tout le travail que cela représentait : correction, relecture, le côté administratif, la recherche et l’achat d’une couverture et la publicité à faire soi-même… Plus rien ne me paraissait mieux convenir à mes besoins. Avec l’auto-édition, je serai maîtresse de mon travail.

Un désir d’indépendance

J’étais donc libre et j’ai travaillé d’arrache-pied pour arriver à publier le tome 1 du Dernier Descendant. Imaginez les heures de correction, les nombreuses relectures et la recherche constante de bêta-lecteurs pour m’aider à trouver les problèmes que mes yeux ne voyaient plus.

Mais quelle satisfaction que de publier moi-même mon roman ! J’aime l’idée de gérer mes projets selon mes envies. Je n’ai pas de contrainte, je peux (et je vais) écrire différents genres de romans, parce que je suis libre de le faire. Je peux écrire de longs romans sans craindre leur publication. Je peux faire des séries si j’en ai envie.

Le fait d’être seule à la barre me « force » à rester proche des lecteurs, puisque c’est uniquement de cette façon que je peux me faire connaître. L’avantage c’est que cette relation me pousse à m’améliorer, à écouter leurs conseils et à prendre encore plus en considération leur avis.

Avec Amazon KDP, j’ai accès aux résultats des ventes en direct sur la plateforme, je n’ai pas à attendre pour voir ce qui fonctionne. Je crée mes campagnes de publicité et je vois moi-même si elles portent leurs fruits. Et mon pourcentage de bénéfice par vente est aussi bien supérieur aux 7 à 15% qu’on gagnerait avec une maison d’édition.

Les difficultés que j’ai rencontrées

Il y a un paquet de côtés positifs dans l’auto-édition. Mais il existe aussi un grand nombre d’obstacles à surmonter. Le premier est évidemment de se faire connaître. C’est bien la chose la plus difficile dans l’auto-édition. Comment se faire sa place dans un monde où il existe déjà tant d’auteurs (que ce soit édités en ME ou en auto-édition) ? Comment ne pas se noyer dans la quantité incroyable de contenu sur Amazon ? Comment faire en sorte que les gens qui vous lisent laissent un commentaire ou réagissent après la lecture ? Et comment se faire un public sur les réseaux sociaux ?

Je ne sais pas si vous l’aurez deviné, mais je n’ai pas vraiment la réponse à toutes ces questions. J’ai lu et relu beaucoup d’articles à ce sujet, et pourtant je suis encore à la traîne. Mon roman s’est vendu et se vend encore, mais si peu ! Je ne suis pas encore une auteure auto-éditée à succès. Est-ce que j’ai perdu l’espoir de le devenir ? Absolument pas ! Je crois qu’avec le temps, et encore beaucoup d’efforts, je réussirai à me faire une petite place dans ce monde. Je continue aussi à écrire et je compte publier d’autres romans après ma série du Dernier Descendant. J’en suis encore qu’au tout début de cette aventure…

Quant à l’idée de tout faire soi-même, je pense que vous pouvez deviner les difficultés que l’on peut rencontrer avec ça. Déjà parce que tout est à apprendre. Je ne sais pas comment me mettre en avant et faire ma propre publicité. Je l’apprends et dois continuer à me perfectionner dans ce domaine. Pour la correction et la relecture, j’ai beaucoup appris (comme je le dis souvent, dans la douleur). Et la couverture ? Quelle casse-tête… Après avoir trouvé et acheté celle que je voulais sur SelfPubBookCovers, j’ai compris un peu tard qu’il y avait encore un gros travail à faire moi-même pour l’adapter à la publication et créer le quatrième de couverture.

Mon bilan de l’aventure dans l’auto-édition

Je vous fais donc un bilan quand même positif de cette aventure. Je ne suis pas entièrement satisfaite de mon parcours, mais je sais que c’est parce que je me suis lancée là-dedans à un moment de ma vie où j’étais déjà débordée : par le travail et par ma vie de famille. Je n’ai pas consacré assez de temps à la promotion de mon roman. Je ne pouvais tout simplement pas le faire et je ne l’ai pas fait comme il le fallait au moment voulu. Mais d’un autre côté, je suis contente de m’être lancée. J’ai appris, j’ai évolué et j’en sors grandie.

Je pense qu’avec une bonne organisation et une bonne compréhension de l’aspect réseaux sociaux/publicités, et puis un bon soutien de son entourage, on peut vraiment bien s’en sortir en étant un auteur auto-édité.

Et si toute cette histoire vous a donné envie de découvrir mon roman, c’est par ici !

2 Comments »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :