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Une garderie au Canada

Dans un article précédant, j’expliquais comment notre petit canadien avait vécu la transition maison/garderie à temps plein. Après cet article, je me suis dit qu’il serait sans doute utile pour ceux qui suivent un parcours similaire au notre, de vous expliquer comment fonctionne le système de garderie/assistante maternelle dans notre province du Canada.

Avant toute chose, il est vraiment important de rappeler l’organisation par province de la plupart des services au Canada. Les soins de santé, l’éducation, par exemple, sont dirigés au niveau provincial, ce qui signifie que les programmes scolaires, la carte de santé (sorte de carte vitale), les examens de fin d’année à l’école, toutes ces choses changent de province à province. Et le système de garderie ne déroge pas à la règle. En gros, si vous immigrez au Québec, les informations que je donne ici ne vous concerneront pas. Mais si vous partez en Ontario, où le système est semblable à celui de l’Alberta, vous trouverez les grandes lignes de ce qu’il faut faire pour inscrire son enfant à une garderie.

Il faut savoir qu’au départ, on envisageait de prendre une fille au pair après mon congé maternité de 52 semaines. L’idée nous plaisait bien, le fait d’avoir quelqu’un à la maison ne nous dérangeait pas, au contraire. Et je pensais sincèrement que le changement serait plus facile pour notre petit garçon. Surtout que la fille au pair parlerait français alors que les garderies d’ici sont toutes anglophones. On a mis des annonces, payé une agence de placement et trouvé une jeune fille. Après un long processus d’immigration durant lequel nous l’avons bien aidé, notre fille au pair a décidé de choisir une autre région du Canada. Pas encore découragé, nous avons recommencé et trouvé une seconde jeune fille, qui nous a fait le même coup après quelques mois de contacts réguliers.

Finalement, on s’est rabattu sur l’idée d’une garderie en ville. J’ai commencé les recherches simplement, en consultant les pages facebook des garderies du coin et en envoyant des messages pour pouvoir les visiter. Ici, pas de système de points ou autre. Quand on souhaite inscrire son enfant, on l’inscrit soit directement, soit sur liste d’attente. Il est donc assez important de s’y prendre à l’avance. Une de mes collègues est restée par exemple 2 mois sur liste d’attente avant d’avoir une place dans notre garderie.

J’en ai parlé autour de moi et c’est via ma prof de yoga que j’ai entendu parler de la garderie. La première et seule que nous avons visitée ! Cette garderie toute juste ouverte depuis 3 mois a un concept qui nous plait beaucoup : c’est une garderie axée sur l’éducation physique. Dans un hangar réamménagé, deux immenses salles séparent les différents groupe d’âge et une troisième salle est recouverte de tapis de gymnastique et de divers plans inclinés et autres matériel de motricité. La garderie a même au sein de son personnel une enseignante de primaire spécialisée en éducation physique. À l’extérieur, les enfants ont accès à deux cours de récréation et les petits sortent plusieurs fois par jour, peu importe la météo.

Mais au delà de tout ça, ce qui nous a décidés c’est le contact avec le personnel. On s’y est senti compris et accompagné, que ce soit pour les couches lavables, les problèmes de sommeil de notre petit canadien, son allergie aux PLV, et même la barrière de la langue. Les éducatrices ne l’ont jamais laissé pleurer dans un coin et elles ont appris des mots et des petites phrases en français pour le rassurer et se faire comprendre. Aujourd’hui encore, alors que notre fils comprend toutes les consignes en anglais, elles appellent son doudou hibou eboo et elles s’essaient à dire tortue, pour désigner son autre doudou tortue. Elles cherchent aussi activement du personnel francophone et ont engagé une nouvelle éducatrice du Québec la semaine dernière !

Pour le coût par contre, c’est là que ça se complique. Les garderies en Alberta (ou en Ontario) ne sont pas subventionnées comme en France, alors on paie un sacré gros montant par mois pour faire garder les enfants. Dans la région de Toronto, certaines garderies coutent dans les 55-60$ par jour. La garderie que nous avons choisie affiche un tarif de 800-900 par mois pour un enfant (selon son âge). Il est possible de payer moins cher dans d’autres régions, ou même dans une garderie qui offre moins de services. Mais je n’ai trouvé aucune garderie à moins de 750$ dans ma ville.

L’autre solution, moins couteuse, est l’assistante maternelle (day home). On ne voulait pas placer notre fils chez une assistante maternelle pour plusieurs raisons  dont la principale était que j’avais du mal à envisager qu’une seule personne puisse s’occuper de 4-5 petits. Dans une garderie,  le ratio est de 1 éducatrice pour 3 avec les moins d’un an et de 1 pour 4 pour les moins de 18 mois. Les éducatrices tournent pendant la journée, ont le droit à des pauses et ne sont jamais seules avec les enfants. De mon côté, je préfère ça ! Les day home coutent dans les 600$ par mois. C’est donc une possibilité pour vous !

Attention, au Canada, avec un congé maternité d’un an, très peu de garderies ou d’assistantes maternelles acceptent les bébés de moins d’un an. Celles qui font des exceptions, acceptent parfois les bébés à partir de 6 mois. Je n’ai encore jamais entendu parler d’une garderie ou d’une day home qui prenait les bébés de moins de 6 mois.

 

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