Aller au contenu principal

Enseignante, auteur et maman ?

Ça fait un moment que le sujet me trotte dans la tête. À force de me coucher toujours plus tard, de me réveiller toujours plus fatiguée, d’écrire jusqu’à pas d’heure, de préparer mes évaluations à moitié dans le noir sans me rendre compte qu’il est déjà l’heure de se coucher… Je me demande comment parvenir à concilier nos différentes vies.

Comme je l’ai déjà dit dans un article précédent : j’aime mon travail. C’est une chance énorme d’aimer ce qu’on fait chaque jour. Je peux vous dire que lorsque je me lève le matin, je n’ai pas la boule au ventre d’aller travailler. Je suis heureuse à l’idée de retrouver mes ados en classe et même un peu excitée de leur présenter le travail du jour ou de discuter des points à améliorer dans leurs travaux. Je pense déjà à cette pause du matin, quand on s’assoit ensemble autour de mon bureau et qu’ils m’invitent dans leurs discussions autour d’une tasse de thé. Ce sont des moments agréables et je ne me voyais vraiment pas arrêter de travailler pour m’occuper de mon fils à temps plein.

Et pourtant…. Et pourtant, mon petit garçon me manque tous les jours. J’organise toute ma vie en dehors du travail autour de lui. J’ai un sac de piscine tout prêt dans la voiture et dès que je peux m’échapper plus tôt du travail, je cours le chercher à la garderie pour passer 1h à la piscine, ou au parc, ou juste à la maison à jouer un peu plus. Au travail, quand j’ai 5mn pour moi, je fouille des sites sur le net pour trouver une activité amusante à faire le soir. Et quand je rentre, que dire ? Je lâche tout pour m’allonger par terre, faire des roulades sur le sol de la cuisine, jouer à cache-cache derrière le canapé et chantonner avec lui ses petites chansons. La soirée passe à une vitesse folle. On joue, on mange, il prend son bain et déjà c’est l’heure de l’histoire et du dodo. Je le couche à son heure, au plus tard 19h ; un peu triste de me dire que pour aujourd’hui, c’est déjà fini.

Bien sûr, j’apprécie le fait d’avoir le reste de la soirée pour notre couple. Mais très vite, le travail me rattrape. Une fois que la maison est rangée, que les repas du lendemain sont prêts, il est l’heure d’aller écrire. De me plonger dans ce monde imaginaire dans lequel je vis en partie depuis des années. J’entends les messages de mes lecteurs qui s’impatientent quant à la sortie du tome 2 du Dernier Descendant, et je me remets au boulot.

Parfois, j’ai l’impression que quoique je fasse, je manquerai toujours de temps. Dans ces moments là, je reviens me concentrer sur l’essentiel : ma famille. Les années passent vite, petit canadien a déjà 15 mois et je compte profiter au maximum de lui, de son enfance qui ne durera pas.

Que sacrifier alors ? Pour ma part, c’est un peu de sommeil, un peu de ménage, un peu de rangement. Ma maison n’est pas parfaite, je ne suis pas toujours bien réveillée le matin, mais j’ai le sentiment d’avoir une vie remplie dans laquelle j’ai trouvé un fragile (et agréable) équilibre. 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :